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l’entente des élus locaux pour faire revivre l’ancienne ligne de chemin de fer Sarreguemines-Bitche-Niederbronn


Fermée en 2011, l’ancienne ligne de chemin de fer qui reliait Sarreguemines à Niederbronnn en passant par Bitche est depuis à l’abandon. Mais une association d’élus locaux a lancé une réflexion, pour proposer aux habitants une nouvelle offre de transports.

Train touristique, vélo-rail, piste cyclable, bus à haut niveau de service ou remise en service d’une ligne ferroviaire, depuis la fermeture de la liaison SNCF entre Sarreguemines, Bitche et Niederbronn-les-Bains, chacun y est allé de son idée.
Aujourd’hui, l’ancienne ligne de train -en activité de 1994 à 2011- est à l’abandon et la magnifique gare de Bitche, de temps en temps, vandalisée.

Les 123.000 habitants des agglomérations de Sarreguemines, Bitche et Niederbronn en sont réduits à prendre un bus, qui passe par les villages et met beaucoup de temps. Conséquence, ils préfèrent prendre leur voiture pour se déplacer sur des routes dangereuses, notamment entre Bitche et Niederbronn, l’une ss plus accidentogènes du département.

Ainsi, 4.000 salariés se rendent chaque jour vers les bassins d’emploi de Sarreguemines et de Sarrebruck et 16.000 véhicules sont enregistrés quotidiennement au rond-point de la Rotherspitz, à l’entrée de Sarreguemines.

Pendant une décennie, il ne s’est presque rien passé, mais depuis un an, les choses bougent.

Un train, un bus à haut niveau de service, ce qu’on veut, c’est un moyen de transport écologique, avec un bon cadencement.

Paul Schaeffer, secrétaire général de l’association SBNTA

L’association Sarreguemines Bitche Niederbronn-lès-Bains Territoire d’Avenir (SBNTA) -regroupant tous les maires des communes concernées par le tracé- a été créée. Elle s’est fixée comme objectif de revitaliser l’ancienne voie de chemin de fer, d’en faire une artère de mobilité pour répondre aux besoins de proximité des habitants. 

« Au niveau de l’association », explique Paul Schaeffer son secrétaire général, « on demande qu’une étude argumentée soit menée. Nous n’avons pas d’a priori. Un train, un bus à haut niveau de service, une péniche, ce qu’on veut c’est un moyen de transport écologique, avec un bon cadencement. Il faut qu’il y ait un départ, dans les deux sens, au moins toutes les heures, pour répondre aux besoins des habitants ».

Sur ces territoires de Moselle-Est, un consensus politique autour d’une offre de mobilité éco-responsable collective émerge.
Maintenant que ce consensus existe, reste à savoir en quoi va consister le projet.

Remise en état de la ligne de chemin de fer ou création d’une ligne de bus à haut niveau de service qui emprunterait l’ancienne voie de chemin de fer? Paul Schaeffer avoue avoir une préférence: « on n’exclut rien, même si à titre personnel, le bus me paraît plus souple. Pour le train, c’est beaucoup plus cher. On sait qu’un kilomètre de voie ferrée, c’est un million d’euros. Il y a 55 kilomètres sur cette ligne. Et puis il y a les ouvrages d’art et les passages à niveau à remplacer. En plus, les trains ne peuvent pas se croiser ». 

De son côté le président du département de la Moselle, Patrick Weiten vient d’écrire à la préfète de région et au président de la région Grand Est, Jean Rottner, pour demander que la réouverture de la ligne SNCF entre Bitche et Niederbronn-lès Bains figure dans les projets mobilités du contrat de plan État-Région.

Une chose est certaine, ce projet va prendre du temps, beaucoup de temps. Certainement entre cinq et dix ans. Dix ans, comme le temps perdu depuis la fermeture de la ligne de chemin de fer entre Sarreguemines et Bitche.



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