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le Haut-Rhin parmi les destinations déconseillées aux touristes belges

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Face au regain de l’épidémie, la Belgique a pris des mesures sur son territoire et à destination de ses ressortissants en voyage à l’étranger. Le Haut-Rhin figure sur la liste orange, parmi les destinations déconseillées. Les Belges représenteraient 30% de la clientèle dans le Haut-Rhin.

Le Haut-Rhin est désormais « fortement déconseillé » aux Belges comme destination touristique. Le département du sud Alsace figure sur une liste orange établie par le ministère des Affaires étrangères. Même conseil pour les ressortissants qui voudraient séjourner en région parisienne (sauf en Seine-et-Marne), dans les Pays de la Loire, le département du Nord, la Haute-Savoie, la Meurthe-et-Moselle et les Vosges.

Inquiétude des professionnels haut-rhinois

La décision des autorités belges est un coup pour les professionnels du tourisme. Sylvine Pirola gère l’hôtel Le Bouton d’Or de Lapoutroie depuis 19 ans. Ce dimanche 1er août, jour de l’annonce des recommandations gouvernementales, elle a reçu les appels d’annulation à la chaîne de la part de ses clients belges, habitués de l’établissement : “Ils m’ont expliqué qu’ils n’avaient pas envie d’être en quarantaine après être venus chez moi. Il fait peur ce virus !” Pour la gérante, qui a mis en place un protocole sanitaire très strict depuis la réouverture, ces annulations représentent 60% des nuitées de la semaine prochaine. “Je suis déprimée” confie-t-elle. “On avait réussi à donner confiance à nos amis belges. On avait même 36% de Belges de plus en juillet par rapport à 2019, c’était la bonne surprise. Mais là, j’appréhende vraiment la suite. Je ne comprends pas pourquoi le Haut-Rhin est encore pointé du doigt“.

Le directeur de l’office de tourisme de Kaysersberg est dans le même état d’esprit : « Et maintenant, on fait quoi pour relancer le tourisme si les Belges ne viennent plus en août ? » s’interroge Christophe Bergamini dans un post Facebook. Selon ce professionnel en contact avec de nombreux établissements du département, les Belges représentent un tiers de la clientèle du Haut-Rhin. Et ils étaient très nombreux dans la Vallée de Kaysersberg et la Station du Lac Blanc depuis la réouverture des frontières. “Imaginez que l’Allemagne, la Suisse et le Luxembourg prennent la même décision ?! On fait comment nous ensuite ?”  

Le responsable de l’office du tourisme s’étonne aussi qu’un département en particulier soit stigmatisé, alors qu’au plus fort de la crise sanitaire, c’était tout le Grand Est qui apparaissait en rouge dans les indicateurs. Alors Christophe Bergamini lance un appel aux élus de la région, Brigitte Klinkert, l’élue haut-rhinoise qui a rejoint le gouvernement en juillet dernier, et Jean Rottner, le président de la région Grand Est : « On compte sur vous pour essayer de faire changer ces décisions » conclut-il, en se positionnant en faveur d’une stratégie européenne pour lutter contre la Covid.

Menace sur les marchés de Noël

L’inquiétude ne s’arrête pas à la période estivale. Les demandes de réservation et les campagne de communication pour les marchés de Noël devraient commencer dès cet été. Mais elles sont stoppées par l’ambiance générale. “On avait une campagne de publicité à destination de la Belgique qui devait commencer aujourd’hui. Ce matin, on a tout annulé” se lamente le responsable. 

La Belgique a par ailleurs interdit les “voyages non essentiels” vers certaines régions espagnoles, le département français de la Mayenne et trois cantons autour du lac Léman, pour des raisons sanitaires. Les voyages n’y sont “pas autorisés”. Quarantaine et dépistage sont obligatoires pour les voyageurs en provenance de ces zones qui reviennent en Belgique.

Des contrôles au retour de vacances

Selon le site Sudinfo.be, Philippe Goffin, le ministre belge des Affaires étrangères, a prévenu que des contrôles seront effectués au retour des vacanciers. Une quarantaine est recommandée pour ceux qui reviennent d’une zone orange comme le Haut-Rhin. « Il suffit de prendre rendez-vous chez son médecin et de prendre les dispositions qui s’imposent. Le contrôle n’est pas facile. Il y aura des contrôles aléatoires exercés. Grâce au formulaire, ce sera plus facile d’identifier les personnes qui ont été dans les zones à risque. Tout cela se met en place », a averti le ministre.



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