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Aube : Le parc animalier “Nature sauvage des lacs” fermé jusqu’à nouvel ordre

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L’an dernier, le parc animalier de la forêt de Lentilles avait ouvert ses portes au public dans l’Aube. Mais, aucune autorisation n’avait été donnée pour ça. Cette année, le parc a donc interdiction d’ouvrir en août, une situation difficile à vivre pour son propriétaire.

Comme l’an dernier le parc animalier “Nature sauvage des lacs” situé dans la forêt des Lentilles dans l’Aube, a ouvert ses portes au public au mois de juillet sans autorisation préfectorale. Et pour cause Frédéric Gobert, son propriétaire, se bat avec la préfecture pour obtenir différentes autorisations depuis deux ans.

Deux ans de “lutte administrative”

“J’ai fait mes différentes demandes de certificats en temps et en heure. J’ai demandé celui de capacité à avoir des animaux de la faune sauvage, celui pour les présenter et celui qui accorde l’autorisation d’ouverture au public. J’ai reçu à plusieurs reprises mes dossiers avec pour unique réponse : “dossier irrecevable”, sans explication sur le pourquoi du comment. J’ai donc fait mes recherches de mon côté et j’ai découvert qu’il me manquait quelques semaines de stage que j’ai effectuées depuis”, explique Frédéric Gobert.

Depuis 2010, le propriétaire du parc animalier aubois possède des cerfs, des sangliers, des daims et depuis 2019 des autruches, des nandous et des émeus. Des animaux qui nécessitent des compétences particulières. Passionné par la faune sauvage, il a toujours eu en tête depuis l’achat de 56 hectares de la forêt de Lentilles d’ouvrir ce parc. C’est en 2018 qu’il a lancé la machine. Un projet à plus d’un million d’euros qui ne tourne plus depuis quinze jours avant tout pour des raisons administratives. 

 

Le parc Nature Sauvage des Lacs compte 40 animaux de la faune sauvage, parmi lesquels des sangliers, des daims, des cerfs, mais aussi des autruches et des émeus.

Le parc Nature Sauvage des Lacs compte 40 animaux de la faune sauvage, parmi lesquels des sangliers, des daims, des cerfs, mais aussi des autruches et des émeus.

© Frédéric Gobert

“Aucune commission compétente n’a pu être réunie avant l’automne 2019, d’après la préfecture de l’Aube. Je n’ai pourtant pas cessé de la relancer par courrier ou par téléphone pour me mettre en règle. Quand j’ai enfin eu des réponses, j’étais heureux. Bien sûr, il y a avait des choses à modifier pour être parfaitement en règle avec la loi concernant les animaux sauvages. Mais au moins, j’avais des réponses. Je comprenais ce que je devais améliorer “, explique le propriétaire du parc. 

Après ce premier échange en préfecture, il n’a plus eu de nouvelles jusqu’à février 2020, où pour la première fois d’après lui, il accueillait les membres de commission dans son parc. “En février, nous étions en plein travaux de terrassement, il avait beaucoup plu, nous sommes en forêts. Le parc n’était donc pas prêt comme il pourrait l’être en été,” développe-t-il. 

Depuis cette visite, les membres de la commission sont revenus au parc “Nature sauvage des Lacs” les 10 et 18 juin 2020. “Des visites un peu tardives pour une réouverture au 1er juillet,” s’exclame Frédéric Gobert. Le verdict tombe le 31 juillet dernier après un mois d’activité le préfet a signé un arrêté entérinant la fermeture du parc au public tant que l’autorisation n’a pas été donnée. 

 
“Je n’avais pas le choix d’ouvrir mon parc, je me suis mis en conformité, mais je n’ai pas eu de contre visite. Je n’aurais pas ouvert sans être sûr du respect des consignes de sécurité. Mais je dois bien travailler, payer mes salariés et nourrir mes animaux. L’an dernier, nous avons accueilli entre 2.500 et 3.000 visiteurs et tout s’est très bien passé. Je ne peux pas me permettre d’attendre encore que la commission préfectorale veuille prendre en compte mon dossier pour faire fonctionner mon affaire alors que je la relance depuis 2018”, explique Frédéric Gobert.

500€ de perte de chiffre d’affaire quotidienne

Chaque jour depuis le 31 juillet, il perd environ 500 €, une situation difficile à vivre surtout en plein coeur de la saison. “En juillet 2020, nous avons fait 3 % de chiffre d’affaires en plus, par rapport à 2019. Pour pallier mes pertes sur le début du mois d’août, on m’a suggéré d’ouvrir le restaurant du parc pour lequel j’ai toutes les autorisations. Mais personne ne va faire 50 kilomètres pour venir manger une salade en pleine forêt, sans pouvoir voir les animaux. De la même façon, la cabane perchée que j’ai mise en location à proximité du parc n’attire personne dans la mesure où l’on ne peut pas voir les animaux. Je suis perdant sur tous les plans, alors que je ne demande qu’à travailler et à ce que la commission de la préfecture revienne me voir,” déplore le propriétaire du Parc.

De son côté, la Préfecture de l’Aube avance les mêmes arguments que ceux donnés à Frédéric Gobert. L’arrêté préfectoral du 31 juillet 2020, est dû a l’absence d’autorisation d’ouverture au public, du fait :  “D’insuffisance des installations et de leur fonctionnement qui mettent notamment en cause la sécurité des personnes” en présence de faune sauvage. 

 

Je pense qu’il y a une confusion dans l’esprit de la préfecture entre un parc naturel, sauvage et un zoo

Frédéric Gobert-Propriétaire du Parc animalier “Nature sauvage des Lacs”

“Je pense qu’il y a une confusion dans l’esprit de la commission entre un parc naturel, sauvage et un zoo. Il est évident que je ne vais pas raser tous les arbres de la forêt qui n’ont pas poussé droit, car c’est tout l’écosystème de la forêt qui me permet d’accueillir et de faire vivre mes 40 animaux comme il se soit. D’autant que notre parc a pour ambition de protéger au mieux les espèces qui y sont représenter en minimisant l’impact humain au maximum. J’ai mis les clôtures nécessaires, mais je ne vais pas paver des chemins forestiers, ou modifier la forêt pour la faire ressembler à un zoo. Ce que je veux c’est que la commission revienne pour constater les nouveaux changements. Je dois batailler pour que ce soit le cas,” conclue le propriétaire.

Une nouvelle rencontre est prévue au parc mardi 18 août 2020, entre la préfecture et le propriétaire des lieux afin de déterminer si une réouverture est possible avant la fin de la saison.



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