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A Rethel, l’activité de Jacqueson Tourisme en recul de 70 à 80%, à cause du Coronavirus

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Entre le tourisme et le transport scolaire, ce sont quelque cent-quatre-vingts personnes qui travaillent pour Jacqueson Autocars et Jacqueson Tourisme, dans les Ardennes, la Marne et l’Aisne. Leur activité est très impactée par la Covid 19.

 

C’est au cours des années trente qu’Eugène Jacqueson a créé la maison qui porte son nom, à Rethel, dans les Ardennes. Depuis elle n’a cessé de se développer. C’est une belle réussite pour cette affaire familiale. Les Ardennais connaissent bien les cars de la société, Jacqueson Autocars, car ce sont eux qui assurent le transport scolaire, sur les secteurs de Juniville, Rethel, Monthois, Grandpré et Signy-l’Abbaye.
Frédéric Bréart, est responsable d’exploitation : Mi-mars, avec le confinement, le transport scolaire s’est arrêté. Nous avons dû mettre nos conducteurs affectés à cette activité en chômage partiel”, indique-t-il. Il espère qu’en septembre, la rentrée scolaire se fera normalement. “On a pris un coup sur la tête. Il ne faudrait pas que ça dure trop longtemps”.
 

Remise en cause, au jour le jour

Si le transport scolaire a été touché de plein fouet, que dire alors de l’activité tourisme ?
Bertrand Jacqueson, directeur général de l’entreprise ardennaise annonce déjà une baisse de soixante-dix à quatre-vingts pour cent du chiffre d’affaires de Jacqueson Tourisme. Créée en 1964, la société possède quatorze cars grand tourisme qui habituellement sillonnent l’Europe, jusqu’au Cap Nord, vers la Grèce ou encore le Portugal. Au total, 450 voyages sont proposés chaque année. Des agences sont installées à Reims, Rethel, Epernay, Châlons-en-Champagne, Soissons et Laon. 25.000 personnes, environ, sont clientes de l’entreprise, chaque année. “En mars-avril, les premières annulations ont eu lieu. Certains voyages ont pu se faire depuis juillet, mais on annule encore sur septembre-octobre”, précise Bertrand Jacqueson. “La situation est particulière. Cela demande un pilotage serré, une remise en cause au jour le jour. Nos cars ont été réaménagés. Habituellement, on y transportait quarante-huit personnes,. Aujourd’hui, c’est vingt-huit. On a mis en place un label ” sécurité-confort “, avec un mètre entre chaque rangée de sièges et notamment une gestion des bagages différente.”
 

Consommer différemment

“On a déjà bénéficié d’aides, mais si ça devait durer, on peut espérer un accompagnement sectoriel”, indique-t-il.

Attentif à l’évolution de la situation, Bertrand Jacqueson explique, par exemple, qu’en Belgique, actuellement, les sites touristiques ne sont pas fermés, mais en France, il y a un risque d’annulation sur le Puy-du-Fou. “Tout ça, nous impose de réinventer nos métiers. Aujourd’hui, les gens consomment différemment du voyage, mais ça ne veut pas dire qu’ils vont arrêter d’avoir ce genre de besoin”. Jacqueson Tourisme et Jacqueson Autocars emploient à elles deux près de cent quatre-vingts salariés, pour un chiffre d’affaires de sept millions d’euros pour le tourisme et dix millions d’euros pour le transport. Outre le tourisme et le transport scolaire, Jacqueson c’est aussi les cars du Stade de Reims et de Reims City Tour.

Au mois de février, Jacqueson Tourisme devait ouvrir une agence à Charleville-Mézières. Le confinement avait tout suspendu, mais d’ici mi-août, l’ouverture aura lieu. Une nouvelle somme toute, rassurante.

 



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